Édito Mordorée octobre 2021

La chasse traverse une passe difficile. Oserais-je dire qu’elle est à un carrefour de son existence. C’est une remise profonde de notre activité qui doit s’opérer en interne pour que, demain, nous puissions continuer à exercer notre passion.

Le Club National des Bécassiers a été et est précurseur en la matière. En effet, depuis plus de 25 ans maintenant, nous avons mis en place un système de collecte de données qui nous permet de suivre au plus près l’état des populations bécassières.

Attentifs au devenir de ces populations, nous avons toujours eu la volonté de lutter contre les excès que pouvait générer la chasse de l’oiseau. Nos propositions ont trouvé un écho favorable auprès des instances cynégétiques et c’est ainsi que nous avons obtenu :

  • en 1967, l’interdiction de la chasse à la passée
  • en 1978, la suppression de la chasse du mois de mars et donc de la chasse à la croule ainsi que l’interdiction de la vente de la bécasse sous toutes ses formes
  • en 2011,  l’instauration du PMA national de 30 oiseaux assorti d’un carnet de prélèvement

Nous avons une approche scientifique de l’oiseau qui a été reconnue par la communauté des chercheurs. Grand moment d’émotion pour nous, qui ne sommes que des bénévoles, que de nous voir adoubés par le monde de la science. Notre partenariat avec l’Office Français de la Biodiversité, établissement public, pour l’opération « balises » peut être qualifié de remarquable.

Malheureusement, aujourd’hui, je crains que cela ne suffise pas. Des opinions partisanes, sectaires au plus haut niveau de l’état veulent notre disparition. Fi du côté scientifique, fi des études réalisées, il faut abattre le chasseur.

Malgré tout, il ne faut pas baisser les bras. Au contraire, dans cette période difficile, il faut redoubler d’effort. Prélever une aile, sexer, peser, rentrer ses données sur Béc@notes doit être maintenant un devoir pour chacun d’entre nous.

Si nos effectifs sont relativement stables, là aussi, un effort collectif qui concerne tous les adhérents est à fournir. Seul, dans son coin, le bécassier ne pèse pas grand-chose mais ensemble, unis au sein du club, nos suivis de l’oiseau, les études que nous menons n’auront que plus de poids.

Alors partons en campagne pour expliquer, convaincre, recruter. Nous devons être des militants au service du club, au service de l’oiseau, au service de la chasse.

On nous en demande toujours plus. La justification de notre activité en devient le leitmotiv. Il ne faut pas se mentir. Toutes les données accumulées au fil du temps, le bon état des populations bécassières prouvé, seront peut-être insuffisants pour nous permettre de continuer à chasser la bécasse des bois. Mais ce qui est sûr c’est que, si nous n’avons pas des arguments prouvés scientifiquement pour peser dans la balance et à opposer aux idées fallacieuses colportées par nos opposants, notre sort sera vite réglé. Le salut passera par là.

Le découragement n’est plus de mise. Relevons le défi, la bataille n’est pas encore perdue, nous pouvons la remporter.

Les premières migratrices sont peut-être déjà arrivées sur vos territoires. Je souhaite à tous une très belle saison derrière vos chiens, dans le respect de l’oiseau que nous chassons, dans le respect d’une éthique sans faille, avec le devoir impérieux de contribuer aux travaux du club.

Bruno Meunier

Président du CNB

 

 

La chasse traverse une passe difficile. Oserais-je dire qu’elle est à un carrefour de son existence. C’est une remise profonde de notre activité qui doit s’opérer en interne pour que, demain, nous puissions continuer à exercer notre passion.

Le Club National des Bécassiers a été et est précurseur en la matière. En effet, depuis plus de 25 ans maintenant, nous avons mis en place un système de collecte de données qui nous permet de suivre au plus près l’état des populations bécassières.

Attentifs au devenir de ces populations, nous avons toujours eu la volonté de lutter contre les excès que pouvait générer la chasse de l’oiseau. Nos propositions ont trouvé un écho favorable auprès des instances cynégétiques et c’est ainsi que nous avons obtenu :

  • en 1967, l’interdiction de la chasse à la passée
  • en 1978, la suppression de la chasse du mois de mars et donc de la chasse à la croule ainsi que l’interdiction de la vente de la bécasse sous toutes ses formes
  • en 2011,  l’instauration du PMA national de 30 oiseaux assorti d’un carnet de prélèvement

Nous avons une approche scientifique de l’oiseau qui a été reconnue par la communauté des chercheurs. Grand moment d’émotion pour nous, qui ne sommes que des bénévoles, que de nous voir adoubés par le monde de la science. Notre partenariat avec l’Office Français de la Biodiversité, établissement public, pour l’opération « balises » peut être qualifié de remarquable.

Malheureusement, aujourd’hui, je crains que cela ne suffise pas. Des opinions partisanes, sectaires au plus haut niveau de l’état veulent notre disparition. Fi du côté scientifique, fi des études réalisées, il faut abattre le chasseur.

Malgré tout, il ne faut pas baisser les bras. Au contraire, dans cette période difficile, il faut redoubler d’effort. Prélever une aile, sexer, peser, rentrer ses données sur Béc@notes doit être maintenant un devoir pour chacun d’entre nous.

Si nos effectifs sont relativement stables, là aussi, un effort collectif qui concerne tous les adhérents est à fournir. Seul, dans son coin, le bécassier ne pèse pas grand-chose mais ensemble, unis au sein du club, nos suivis de l’oiseau, les études que nous menons n’auront que plus de poids.

Alors partons en campagne pour expliquer, convaincre, recruter. Nous devons être des militants au service du club, au service de l’oiseau, au service de la chasse.

On nous en demande toujours plus. La justification de notre activité en devient le leitmotiv. Il ne faut pas se mentir. Toutes les données accumulées au fil du temps, le bon état des populations bécassières prouvé, seront peut-être insuffisants pour nous permettre de continuer à chasser la bécasse des bois. Mais ce qui est sûr c’est que, si nous n’avons pas des arguments prouvés scientifiquement pour peser dans la balance et à opposer aux idées fallacieuses colportées par nos opposants, notre sort sera vite réglé. Le salut passera par là.

Le découragement n’est plus de mise. Relevons le défi, la bataille n’est pas encore perdue, nous pouvons la remporter.

Les premières migratrices sont peut-être déjà arrivées sur vos territoires. Je souhaite à tous une très belle saison derrière vos chiens, dans le respect de l’oiseau que nous chassons, dans le respect d’une éthique sans faille, avec le devoir impérieux de contribuer aux travaux du club.

Bruno Meunier

Président du CNB