Comme nous le craignions, la pandémie continue à sévir dans l’ensemble de l’Hexagone, nous obligeant à un troisième confinement.
Pour la deuxième année consécutive, notre rendez-vous tant attendu du mois de juin, ne pourra pas avoir lieu comme nous l’avions prévu sur les terres bretonnes. Nous étudions la possibilité de venir vers vous en visioconférence. Des problèmes techniques existent et ne nous facilitent pas la tâche.
Si nous réussissons à mettre au point un tel évènement, il ne saurait remplacer le « présentiel ». C’est pourquoi, si la situation s’améliore, nous organiserons, en septembre, deux réunions, l’une regroupant les délégués du sud et l’autre ceux du nord, afin de renouer le dialogue, de vous présenter le bilan de l’année écoulée et de répondre à vos questions.
En matière de communication, nous avons inauguré une nouvelle forme de rencontre via notre page Facebook. Un problème de paramétrage a empêché bon nombre de bécassiers de se connecter et de poser leurs questions. Malgré tout, la vidéo a été mise en ligne et a été consultée par plus de 1500 personnes. En suivant, un bulletin d’adhésion a été publié touchant plus de 6000 internautes.
D’autres rencontres de ce type sont prévues et vous pourrez questionner, dans les semaines qui viennent, les responsables des commissions scientifiques qui pourront répondre à vos interrogations. Le CNB porte allègrement ses 70 ans et fait preuve de modernité.
Le 9 mars dernier, j’ai pu rencontrer Pierre Dubreuil, le directeur de l’Office Français de la Biodiversité. Assistaient également à cette réunion David Gaillardon son conseiller, Kévin Le Rest ingénieur chargé du suivi de la Bécasse des bois et Jean-Pierre Lepetit, notre secrétaire. L’objectif de la réunion était de lui présenter le club et ses travaux.
Agréablement surpris par tout ce que nous avions mis en place, il nous a confortés dans nos recherches et nous a assurés de son soutien. Il a loué notre collaboration avec ses services dans le projet « balise », faisant remarquer que c’était un partenariat à valoriser, à mettre en avant et un exemple à suivre.
Parmi tous les sujets, celui du retour des carnets de prélèvements qui n’est pas satisfaisant a été abordé. Un courrier commun partira pour rappeler l’extrême nécessité du respect de la loi dans ce domaine : l’obligation du retour du carnet pour avoir le droit de prélever l’espèce bécasse la saison suivante.
En début d’année, nous avons été sollicités pour intégrer le groupe « Woodcock and Snipe Specialist Group » qui œuvre au sein de l’UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature.
Ce groupe réunit les spécialistes européens de l’oiseau. Jusqu’à présent, nous faisions partie des invités lors des symposiums organisés à travers l’Europe. Aujourd’hui, officiellement, nous intégrons ce groupe de spécialistes.
Après l’article coécrit dans la revue IBIS, une nouvelle fois, le sérieux de nos travaux est reconnu.
Comme vous pouvez le constater, malgré les difficultés liées à la Covid, nous avons continué à travailler pour porter et faire reconnaître nos valeurs auprès de nos partenaires et des instances européennes.
J’ai une pensée pour mes prédécesseurs, Jean-Paul Boidot et Jean-Pierre Campana qui ont œuvré pour que le CNB soit le porteur de recherches scientifiques sur notre oiseau et sa gestion.
Nos efforts, depuis maintenant plus de 25 ans, en matière de collectes de données sur la bécasse et leur exploitation, sont reconnues. Merci à vous tous qui, au quotidien, participez aux différentes enquêtes. Sans vous, rien ne serait possible. Ne relâchez pas vos efforts pour que demain, le Club National des Bécassiers, du haut de ces 70 ans d’existence, reste une grande association, reconnue pour tout ce qu’elle apporte à la connaissance de l’oiseau.
A très bientôt, je l’espère.

Bruno Meunier